Maurice Vincent

Biographie

Maurice Vincent
Années 40 :
En 1942, l'Etat français, par l'entremise de Pierre Laval, crée la SOFIRA, (Société Financière de Radiodiffusion), qui deviendra, à la Libération, SOFIRAD. Cette société à capitaux publics est destinée à prendre des participations dans des sociétés privées, notamment de radiodiffusion. C'est ainsi que la SOFIRA représentera les intérêts français dans la création de Radio Monte-Carlo en 1943. A cette époque, la SOFIRA a à sa tête le général Victor Denain mais en réalité, c'est Jacques Trémoulet, fondateur de Radio-Andorre, qui en est le principal organisateur. Maurice Vincent est aussi employé par la Sofira à Vichy.
A la Libération, Maurice Vincent, tout comme Jacques Trémoulet, sera accusé de collaboration avec l'ennemi et condamné à mort par contumace.
Il se réfugie à l'étranger.













C'est en 1949 qu'on retrouve sa trace en Andorre. Jacques Trémoulet l'a embauché comme speaker de Radio-Andorre sous le pseudo de Jean-Bruno Philippe . Il restera peu de temps à la station mais suffisamment pour épouser une des speakerines espagnoles de la station, Maria Dolores Perez, originaire de Seu d'Urgell. Puis il partira à Barcelone où il sera le correspondant de divers médias francophones, comme les journaux "La Croix" et "Le Monde" ou Radio Canada. Connue pour ses idées d'extrême droite, maurassiennes, sa personne fut très controversée et souvent l'objet de polémiques en raison de ses prises de paroles. Mais à Radio-Andorre, il n'avait pas l'occasion d'exprimer ses idées car la station était apolitique et le speaker devait se contenter d'annoncer et de désannoncer les disques. Mais c'est en 1964 qu'on va le retrouver devant un micro. Et c'est devant le micro de Sud-Radio, autre radio andorrane, et concurrente de Radio-Andorre. Visiblement sa proximité avec Jacques Trémoulet n'est plus du tout de mise, car le passage de Radio-Andorre à Sud-Radio est toujours vécu comme une trahison. Il sera d'ailleurs un des premiers à quitter Radio-Andorre pour Sud-Radio mais de nombreux autres l'imiteront dans les années et décennies suivantes. A Sud Radio il prend la direction de l'information avec Dominique Gérard. A cette époque, les studios de Sud Radio sont partagés entre Andorre-la-Vieille et Toulouse. Il présente chaque jour une chronique politique au micro de Sud-Radio et il est également journaliste au Midi-Libre. C'est dans un de ses articles qu'il va commettre une maladresse en 1972 et insinuant que la Principauté d'Andorre n'a pas la légitimité d'un État. Aussitôt, il est désigné comme "persona non grata" en Andorre.  Il va même subir un attentat à la bombe à la porte de son domicile alors qu'il est chez lui avec sa femme et ses deux enfants. Devant d'autres menaces de mort, il décide donc de quitter l'Andorre en 1972 pour rejoindre le studio de Sud Radio à Toulouse. Lors de ses interventions au micro de Sud Radio il n'hésitait jamais à égratigner Radio-Andorre. Malgré les polémiques, il restera néanmoins considéré comme un grand professionnel et saura construire la rédaction de Sud Radio avec objectivité et efficacité. Il reviendra à Seu d'Urgell avec sa femme Maria Dolores pour terminer sa vie.





Sources


Crédits photographiques de cette page.
  1. Photo APA - Archives personnelles de Jean-Marc Printz
  2. Photo Fondation Valenti Claverol - Archives Privées de Jean-Marc Printz
  3. Photo Fondation Valenti Claverol - Archives Privées de Jean-Marc Printz
  4. Photo Brisset à Pons - Archives privées de Jean-Marc Printz
  5. Photo DR - Blog Les Sudistes

Sources de cette page.

  1. Article du Diari d'Andorra du 12/12/2011
  2. Archives personnelles de Jean-Marc Printz.
  3. Article de Jean Etcheto en décembre 2009 pour le blog "Les Sudistes" :
    http://letreil.free.fr/?page_id=89



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